Longue vie aux week-ends prolongés, qui donnent l'idée de ce qu'est une vie de facqueux. Le calme avant la tempête, certes, mais tant pis, ça fait du bien. J'ai la pêche, le moral et mal au crâne, découvert le streaming, rempli le frigo, et accumulé le boulot.
Une trouée entre deux nuages, le soleil dans l'appart, ahhhhhh si tout cela pouvait être plus long ! L'année scolaire touche (presque....) à sa fin, c'est passé vite putain, voilà plus de huit mois que j'ai quitté le Berry pour venir ici. Un changement de quartier l'année prochaine (et d'établissement aussi j'espère), et plein de nouvelles têtes pour une vie qui avance, qui court, qui file comme les bagnoles sur l'autoroute. Pas de regrets, ça sert à rien et c'est vrai que c'est pas la meilleure manière de raisonner. Sur la liste des impératifs de la construction individuelle, j'ai coché pas mal de cases, sociales, égoïstes ou cérébrales. Je ne suis plus celle qui s'est tirée à la fin de l'été, j'ai grandi et avancé, mis beaucoup d'amertume de côté. La haine s'est un peu estompée, je crois que je vois les choses avec un peu plus de philosophie, la hargne se détourne vers des trucs plus utiles. Je crois. J'essaye de m'en convaincre, en tout cas.
Et la tortue se remet en route, toujours avec des gaufres en guise de carburant. Je me demande combien de paquets je me suis enfilé depuis le début de l'année...
Des frissons, des frissons et encore des frissons lorsque j'entends cette voix qui tremble, qui me ramène à la réalité, à ma réalité, une minute qui me fait être fière d'être humaine, d'être vivante, d'être française, et rien à voir avec les cérémonies du 8 mai. Quoi que.
Brillant comme une larme.
Je ne m'en lasse pas. Et je suis passée pendant tant d'années à côté de jolies choses, en me cloisonnant l'esprit, en ne jurant que par anglophonie, métal et classique. Certes c'est cool, je ne renie rien, mais rajoute des couleurs à la palette, pour danser et chanter, à base de popopopop, de micro d'argent, de rodéo boulevard, d'accordéon et de carretero. Et cetera.
J'avorte la fin de cet article, je ne veux pas rester devant mon écran.
(je veux être une éponge pour absorber tout ce qui passe sur ma route. Mal ou bien.)