15 mai 2009

Fermeture définitive pour cessation d'activité.



(Au revoir skyblog, j'abandonne, je t'abandonne, tu auras peut-être un remplaçant, mais pas ici.)






Et voilà le remplaçant :
http://alionatortuga.wordpress.com/

# Posté le vendredi 15 mai 2009 06:59

Modifié le dimanche 17 mai 2009 09:56

8 mai

8 mai
Longue vie aux week-ends prolongés, qui donnent l'idée de ce qu'est une vie de facqueux. Le calme avant la tempête, certes, mais tant pis, ça fait du bien. J'ai la pêche, le moral et mal au crâne, découvert le streaming, rempli le frigo, et accumulé le boulot.
Une trouée entre deux nuages, le soleil dans l'appart, ahhhhhh si tout cela pouvait être plus long ! L'année scolaire touche (presque....) à sa fin, c'est passé vite putain, voilà plus de huit mois que j'ai quitté le Berry pour venir ici. Un changement de quartier l'année prochaine (et d'établissement aussi j'espère), et plein de nouvelles têtes pour une vie qui avance, qui court, qui file comme les bagnoles sur l'autoroute. Pas de regrets, ça sert à rien et c'est vrai que c'est pas la meilleure manière de raisonner. Sur la liste des impératifs de la construction individuelle, j'ai coché pas mal de cases, sociales, égoïstes ou cérébrales. Je ne suis plus celle qui s'est tirée à la fin de l'été, j'ai grandi et avancé, mis beaucoup d'amertume de côté. La haine s'est un peu estompée, je crois que je vois les choses avec un peu plus de philosophie, la hargne se détourne vers des trucs plus utiles. Je crois. J'essaye de m'en convaincre, en tout cas.
Et la tortue se remet en route, toujours avec des gaufres en guise de carburant. Je me demande combien de paquets je me suis enfilé depuis le début de l'année...

Des frissons, des frissons et encore des frissons lorsque j'entends cette voix qui tremble, qui me ramène à la réalité, à ma réalité, une minute qui me fait être fière d'être humaine, d'être vivante, d'être française, et rien à voir avec les cérémonies du 8 mai. Quoi que.
Brillant comme une larme.
Je ne m'en lasse pas. Et je suis passée pendant tant d'années à côté de jolies choses, en me cloisonnant l'esprit, en ne jurant que par anglophonie, métal et classique. Certes c'est cool, je ne renie rien, mais rajoute des couleurs à la palette, pour danser et chanter, à base de popopopop, de micro d'argent, de rodéo boulevard, d'accordéon et de carretero. Et cetera.
J'avorte la fin de cet article, je ne veux pas rester devant mon écran.


(je veux être une éponge pour absorber tout ce qui passe sur ma route. Mal ou bien.)

# Posté le vendredi 08 mai 2009 08:46

Modifié le vendredi 08 mai 2009 12:42

03 mai

03 mai
- Pas le temps. -
- Ni l'envie. -

# Posté le dimanche 03 mai 2009 06:57

13 avril

13 avril
Le printemps est là, c'est clair et net, et je ne sais pas par quel bout prendre cet article. Je tourne en rond merde de merde, et ça confirme ce que je disais la dernière fois ; suffit d'un moral moins nuageux pour que les mots s'envolent. Les saligauds, pendant ce temps-là j'me retrouve comme une conne face à mon ordi à me dire qu'il faut que j'arrive à coucher sur le clavier mes idées un peu trop macérées. Il y en a déjà une abandonnée, un grand projet livré entre les griffes du temps qui va passer et le lacérer, le laminer, et je finirai par l'oublier, le laisser tomber. Tant pis pour lui, peut-être prendrai-je le temps de lui donner vie.
Mais j'pars n'importe comment ! Je ne sais pas sur quel compte je dois le mettre, celui de la fatigue, des fiches d'histoire, du w-end, des vacances qui approchent. Ces dernières se font désirer d'ailleurs, alors j'ai déjà rendu les armes.
Physiquement, mais là j'ai pas choisi. Ca permet au moins de tirer quelques petites leçons, et se rendre compte de certaines choses, effrayée à la vue de sa propre gueule dans le miroir. Au souvenir de ce qu'on fut, à la contemplation de ce que l'on est, à la comparaison qui fout un petit frisson. Lève la tête et souris, putain ça sert à rien, va dormir, va à Quick, fais quelque chose. Un corps n'est pas solide éternellement, et des jambes ça lâche brutalement. Bref ça revient, mais au revoir footing, au revoir muscu, pour le moment.
Mentalement, en me laissant porter par le marasme ambiant, qui tourne les yeux vers le printemps plus que vers le travail qui s'accumule et s'accélère. Les jours ne sont plus qu'automatisme, jusqu'au moment où ça s'arrête, passage en roues libre, et là les choses deviennent bonnes. Des déconnections qui font toucher du doigt une certaine délectation. Faut un dérivatif. Mais ce n'est pas aussi compliqué que je le croyais, suffit de se détendre, se relaxer, marcher lentement, prendre son temps.
Le problème c'est le retour de bâton, de cette détente qui plane au d'ssus du crâne. Le retour sur Terre sera rude. Merde, que c'est dur de se détacher des considérations de la vie quotidienne, puisque les mettre de côté fait s'accumuler les galères qu'on fuyait à la base. Cercle vicieux ? Auquel je réponds pour le moment par la politique de l'autruche.

On ne vit pas d'amour et d'eau fraîche. Je doute autant de l'existence de l'un que de la persistance de l'autre.

Mais qu'est ce que j'fous ?

Dans quelques jours j'prends du large, voir la Loire, puis un Ben Berruyer, et l'Espagne. Tentons d'exporter ma motivation et ma déconnection. (Penser à recharger le baladeur.)

Et parce qu'une chanson, un mec, ont bien participé à cette résurrection pascale.

[J'avais plein d'autres idées, plein de choses à exprimer, mais elles ont filé, et il est temps de dodoter. L'image viendra demain, j'en ai marre d'attendre, le wifi rame trop et j'veux pas me lever.]

# Posté le dimanche 12 avril 2009 18:28

Modifié le lundi 13 avril 2009 04:08

02 avril

02 avril
Non mais vraiment là c'est pas sérieux, totalement incompréhensible. Je tape, tape à une vitesse digne des discussions MSN les plus banales, sans vraiment trop réfléchir, j'ai l'impression que j'ai déjà fait ces phrases dans ma tête des dizaines de fois. J'écris. Dans ma caboche, depuis un mois, j'fais des brouillons, j'efface, j'oublie, je répète, je recommence. Je me rends compte que ces ébauches sont toujours les mêmes, et si j'avais le courage de relire ce blog je m'apercevrais plus encore que je tourne en rond. Avec quelques évolutions bien sûr, mais qui ne relèvent que du détail.
Fut un temps je devais me forcer pour faire un article, et maintenant je dois me forcer pour ne pas passer mon temps à en faire. C'est drôle. Ca me fait penser à des monsieurs et des madames qui l'ont exprimé bien mieux que moi, mais je suis assez prétentieuse pour prétendre ressentir la même chose, au moins en partie. Surtout quand ces braves gens disent qu'il faut souffrir pour écrire. Je ne suis ni Chopin, ni Balzac, ni Proust... - ni Diam's, je sais, paye ta référence, comme dirait l'autre-
Mais bon.
Proust. Ce bonhomme j'aurais voulu l'avoir en face de moi. Je voudrais avoir le temps de tout lire de lui. Dès que j'entends une de ses thèses j'y adhère. C'est beau les gens tristes.

Car le bonheur seul est salutaire pour le corps, mais c'est le chagrin qui développe les forces de l'esprit.

J'aime lire ça.

Faut arrêter de penser, faut s'concentrer sur la dissert de litté, et oublier, cesser de parler pour se plaindre, geindre, feindre.
Et voilà la Marche Funèbre. J'écoute toujours un peu la même chose aussi, mais malgré les années qui commencent à passer ces partitions me foutent toujours autant de frissons. Pendant ma pause-Chopin, je poursuis ma lecture de citations de Proust ; je dois me contenter de ça pour le moment, attraper ces phrases hors de leur contexte. Peut-être que ça les souligne, mais j'ai des fois des doutes sur leur efficacité si retirées du corps dont elles sont la moëlle, ou le sang, peu importe.

Je passe mon temps à faire des bilans, des bilans d'une vie trop courte pour pouvoir faire le point dessus. Cependant j'en ai vécu environ un cinquième -si l'on oublie l'article précédent et les commentaires apocalyptiques qui l'ont suivi- et actuellement je me demande ce que j'ai fait.
J'ai migré, mais pas tant que ça.
J'n'ai pas travaillé, ni œuvré à la crise, et encore moins à son règlement futur.
J'ai rempli assez banalement mes obligations scolaires.
J'ai aimé quelques personnes, qui ont eu le point commun de rien en avoir à foutre.
J'ai été aimée mais je ne peux pas dire que j'ai rendu la pareille.
Je ne suis ni une artiste, ni un génie, ni une aventurière.
Si j'avais des couilles je lâcherais tout ça.

Sur une valse je partirais, en Inde avec muchacha, toute seule à Cuba, Moscou, Ouagadougou, j'sais pas moi, là où le vent soufflera. Et le rythme ternaire s'accélère, les rêves filent et défilent, j'veux profiter de ma jeunesse pour aimer, me cultiver. Entrer dans une librairie et acheter des bouquins de géographie, de philosophie, d'économie, m'imprégner du monde, et filer, acheter des disques, m'allonger pour les écouter, saoulée par les ondes.
Ne plus voir la culture et l'art comme un tas d'information à emmagasiner.
Profiter du temps, de la solitude pour réfléchir, arrêter de courir -ou alors sur une côte, au vent.
Tout d'un coup arrêter de penser, les yeux ouverts, les yeux brillants, se sentir vivant.
Chanter, m'époumoner sans me soucier des voisins à déranger.

Je tourne en rond, et j'ai toujours ces mêmes images qui reviennent, incessantes, obsédantes. On ne partage pas les pensées, les souvenirs et les sensations, c'est frustrant, nous sommes condamnés à vivre avec nous mêmes, enfermés dans notre corps qui vieillit et brouille notre esprit.
Et puis des fois on croise l'expression d'une âme semblable, qui nous émeut, nous fait réfléchir. Illusion de compréhension. Malheureusement, je crois que les réflexions de Proust ou les passions de Chopin sont universelles. Tant pis, j'les garde, égoïstement.

Si un jour je trouve un thème original sur lequel écrire, promis je fais signe et j'arrête de faire des articles d'enfant gatée qui veut tout claquer, partir et profiter, qui use outrageusement du mode infinitif.


Et parce qu'eux ils m'ont fait rêver pendant deux heures =)

# Posté le jeudi 02 avril 2009 15:46